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Kalidas
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MessageSujet: Dossier bassistes   Sam 10 Déc - 1:08

Oui Lefred,

Je ne trouve pas où placer exactement ce sujet:

J'avais réalisé une petite anthologie autour des bassistes pour une amie qui se lançait dans l'apprentissage de la grand-mère dont voici le début. Les références discographiques sont en italiques soulignés.

En espérant que ça pourra aider quelques uns.

Si ça te convient, je posterai la suite ici ces jours prochains :

JIMMY BLANTON (1918-1942) :
Le premier à libérer l’instrument de son rôle de marquage de chaque temps de la mesure. Le premier à l’avoir hissé au rang d’instrument mélodique. Puissance de l’attaque (lui, justement, soutenait l’orchestre de Duke Ellington sans micro !), sonorité ronde, richesse mélodique des solos. Il a ouvert la voie aux plus grands (Pettiford, Lafaro, Brown). Mort à 24 ans !
Duke ELLINGTON, « Solos, duets and trios », 01/10/40, (Bluebird/Rca)


RAY BROWN (1926-2002 ) :
Précision du jeu, très très gros son, parfaite maîtrise de la basse ambulante (« walking bass »), main gauche exceptionnelle, égale intensité dans les graves et les aigus, swing magnifique quel que soit le tempo. A la charnière de Jimmy Blanton (gros son) et de Scott LaFaro (rapidité) : le plus grand bassiste de section rythmique du jazz !
Ray BROWN, « Bass hit ! », 23/11/56, (Verve)
Oscar PETERSON, « We get request », 1965, (Verve)


MONTY BUDWIG (1929-1992) :
Grande précision, sonorité bien ronde et chaude, sens du soutien exceptionnel, construction rigoureuse des soli, et de la mélodie (sens narratif).
Bill EVANS : « Empathy », 20/08/62, (Verve)
Shelly MANNE, « And his Men, at the Blackhawk, Vol.1 », 22/09/59, (Contemporary)


RON CARTER (1937- encore au top) :
Extraordinaire technicien, superbe sonorité, a influencé toute une génération de bassistes. Spécialiste de la contrebasse piccolo. Petits trucs : joue avec une extension qui augmente la longueur de la corde basse ce qui lui permet d’atteindre trois notes graves de plus et préfère s’accorder à 439 pour obtenir une tonalité plus grave.
Ron CARTER, « Jazz, my romance », 04/01/94, (Blue Note)
Joey BARON, « Down home », 97, (Intuition)


PAUL CHAMBERS (1935-1969) :
Justesse et régularité de métronome. Héritier de Blanton, rival de Pettiford, excellent dans le soutien aux solistes : tempo et musicalité parfaite. Spécialiste de l’archet, justesse rare, vigueur de l’attaque, richesse mélodique et swing permanent.
Miles DAVIS, « Kind of blue », 02/03/59, (Columbia)
Miles DAVIS, « Milestones », 02/04/58, (Columbia)



ISRAEL CROSBY (1919-1962) :
Soliste exceptionnel: netteté, limpidité, imagination, puissance. Accompagnateur exceptionnel : assise d’une grande richesse harmonique, pulsation magique, intelligence narrative.
Ahmad JAMAL, « Ahmad’s blues », 06/09/58, (Mca)

A suivre, éventuellement, j'attends un feu vert... Confused

Atchao
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LeFred
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MessageSujet: Re: bassistes suite   Sam 10 Déc - 10:19

Extrêmement interessant cette histoire t'as le feu vert bleu ou jaune !!!
Je vais creer une section particuliere pour ce genre d'exposé. C'est une mine d'informations.

Merci beaucoup
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MessageSujet: Re: bassistes suite   Sam 10 Déc - 14:00

Je ne connais pas tous les bassistes cités par notre ami Kalidas - étant plus éclectique dans mes écoutes - mais Ron Carter est un facteur essentiel dans le choix de l'achat de mes disques. Le simple fait de voir ce bonhomme crédité dans ce rôle parfois ingrat de bassiste - suffit à me convaincre d'acquérir un cd.... J'ai le sentiment qu'il comprend toujours au mieux le rôle qu'il a à jouer dans une partition, discret s'il le faut et parfois à l'avant plan si la partition ou le feeling le demande.... Il sait même être très discret si nécessaire dans ses propres albums solo...
Et lorsqu'on voit le nombre impressionnant de sessions sur lesquelles il intervient, on reste What a Face

Ce monsieur est un grand bonhomme et je le respecte énormément...
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Kalidas
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MessageSujet: bassistes suite   Sam 10 Déc - 16:53

STEVE DAVIS (1929-1987) :
Bassiste d’une grande solidité. Même s’il n’a pas marqué l’histoire de l’instrument, il est un spécialiste de la ligne mélodique juxtaposée à la grille harmonique, la mélodie placée en parallèle au thème et aux développements du soliste. Sa ligne de basse dans Everytime we say goodbye, thème dans le thème, est de ce point de vue exemplaire.
John COLTRANE, « My favorite things », 26/10/60, (Impulse !)

JIMMY GARRISON (1934-1976) :
Contrebassiste emblématique de John Coltrane. Solide, massif, formidable force de propulsion, jouait souvent en double ou triple corde avec parfois une utilisation percussive de la main droite. Divisait souvent le temps sans perdre la continuité rythmique. Grande musicalité, justesse impressionnante, maître au pizzicato et à l’archet. C’est un modèle du genre, plutôt classique dans une période du jazz plutôt avant-gardiste.
Lee KONITZ, « Live at the Half Note », 24/02/59, (Verve)
John COLTRANE, « Sun ship », 26/08/65, (Impulse
!)


CHARLIE HADEN (1937-) :
Privilégie l’esprit mélodique de la contrebasse. Puissance, gros son centré sur les registres graves et médium, sobriété et sérénité…
Charlie HADEN, « Liberation Music Orchestra », 27/04/69, (Impulse !)

MILT HINTON (1910- ) :
Sûreté harmonique, sonorité bien ronde, lignes très claires. A joué dans tous les styles. L’histoire de l’instrument à lui seul. Une légende du jazz.
Branford MARSALIS, « Trio Jeepy », 03/01/88, (Columbia)
Christian McBRIDE, « Gettin’ to it », 30/08/94, (Verve)


MAJOR HOLLEY (1924-1990) :
Privilégie un jeu très swingant à l’archet, double d’une superbe voix de basse ses lignes à l’unisson. Accompagnateur « clef de voûte », aux lignes solides et bien assises : un rêve pour les solistes. Illustration du mécanisme de la relation pensée-corps (chante-t-il ce qu’il joue ou bien l’inverse ?), l’œuf et la poule…
Major HOLLEY, « The mule », 21/03/74, (Black & Blue)

EDDIE JONES (1929-) :
Ce n’est pas forcément un grand virtuose, mais la solidité de son assise, la fermeté de sa pulsation font de lui le contrebassiste idéal pour big bands. Ce n’est pas pour rien si Count Basie lui accorda toute sa confiance pendant plus d’une dizaine d’années.
Count BASIE Orchestra, « E=mc2, The Complete Atomic Basie », 21/10/57, (Roulette)
Count BASIE Orchestra, « Basie at Birdland », 31/05/59, (Vogue)

SCOTT LAFARO (1936-1961) :
Le miracle, la félicité, ou la poésie faite contrebasse, le bonheur absolu. Légèreté, finesse, des lignes narratives qui se prêtent à la rêverie. Avec LaFaro, la contrebasse se hisse à une hauteur d’intelligence jamais atteinte jusque-là. Science vertigineuse de l’harmonie ET miraculeuse maîtrise technique, (pour pouvoir dialoguer en parfaite osmose, toujours, avec le pianiste, sans jamais chercher à tirer la couverture à soi et sans jamais perdre son rôle de soutien), vélocité dans l’exécution de lignes mélodiques quasi pianistiques. Mort à 25 ans !!
Bill EVANS, « Waltz for Debby », 25/06/61, (Riverside)
TOUS LES BILL EVANS (p) avec LaFaro et Paul Motian (dr) :
« Portrait in Jazz », « Explorations », « Sunday at the Village Vanguard» , tous sortis chez Riverside.



CECIL MCBEE (1935- ) :
Sonorité puissante, profonde et grenue, très grande musicalité. approche des grilles toute originale qui échappe à tout système. Il développe un jeu sans vibrato, très juste (placement précis, mais naturel, sans effort, de ses notes). Grand rythmicien, il allège et enrichi la « walking bass » par un recours à des juxtapositions de rythmes croisés, qui entraîne un décalage d’ossature, (c’est-à-dire une grande liberté par rapport aux barres de mesures et leurs premiers temps) et par des figures rythmiques telles que des triolets de noires, de croches, ainsi que des notes tenues, qui brisent la régularité du cha-ba-da et du défilement quasi mathématique de la structure du morceau.
Art PEPPER, « Art Pepper today », 01/12/78, (Fantasy)
Chico FREEMAN, « Spirit sensitive », 79, (India Navigation)


CHRISTIAN MCBRIDE (1972-) :
Son ample, utilisation de tout le spectre de l’instrument, lignes mélodiques inventives. Musicien complet, autant à l’archet qu’en piziccato. Déjà un grand.
Christian McBRIDE, « Gettin’ to it », 30/08/94, (Verve)
John SCOFIELD, « Works for me », 06/01/00, (Verve)


PIERRE MICHELOT (1928-2005) :
Meilleur contrebassiste de « l’école postbop » en Europe. Tempo remarquable, drive stimulant, richesse et indépendance mélodique, son volumineux et nuancé.
Miles DAVIS, « Ascenseur pour l’échafaud », 04/12/57, (Fontana)
Daniel HUMAIR / René URTREGER / Pierre MICHELOT, « Humair Urtreger Michelot 1960-1979-1999 », (Sketch)

CHARLES MINGUS (1922-1979) :
Son ample, profond et puissant, rebondissant sur la note à venir, la prolongeant souvent d’un frottement du bout des doigts. Beaucoup sont plus virtuoses et plus justes, et ont joué mieux, mais personne n’a joué aussi bien. Mingus, lui, il avait le feu en plus, l’engagement politique, la black attitude. La contrebasse prend chair, souvent violente parfois tendre, et se fait porte-voix de toute une communauté. (Se référer à la situation sociale des blacks à cette époque, les textes de Chester Himes).
Duke ELLINGTON, « Money Jungle », 17/09/62, (Blue Note)
Charles MINGUS, « Pre-Bird », 25/05/60, (Verve)


RED MITCHELL (1927-1992) :
A joué, comme d’autres, avant l’époque de la sonorisation, d’où ce gros son, bien boisé et volumineux : le genre de type à soutenir un big band de 25 musiciens sans micro !!. C’est un classique de la walking bass.
Gerry MULLIGAN, « Pleyel Concert 54 », 01/06/54, (Pacific Jazz)

JYMIE MERRITT (1926- ) :
Jeu puissant, (longtemps bassiste régulier des Jazz Messengers d’Art Blakey), technique de relance du soliste par utilisation de triolets.
Art BLAKEY, « Art Blakey and the Jazz Messengers », 13/06/61, (Impulse !)
Art BLAKEY and The JAZZ MESSENGERS, « The freedom rider », 18/02/61, (Blue Note)


UGONNA OKEGWO (1962-) :
Lignes très mélodiques et précises. Beaucoup de sensibilité. Sûrement un futur grand.
Leon PARKER, « Belief », 96, (Columbia)

OSCAR PETTIFORD (1922-1960) :
Suiveur de Jimmy Blanton, grande technique, sens de l’invention mélodique et maîtrise de la verticalité, sens du tempo exceptionnel. « Tricotism » : composition de référence pour le répertoire de l’instrument.
Lucky THOMPSON, « Tricotism », 24/10/56, (Impulse !)
Lee KONITZ, Warne MARSH, « Lee Konitz with Warne Marsh », 06/56, (Atlantic)


BEN TUCKER (1930- ) :
Ampleur du son, justesse de la note, mélodieuses lignes de basse (« walking bass »), acuité du soutien rythmique.
Grant GREEN, « Reachin’ out », 15/03/61, (Black Lion)
Art PEPPER, « Modern Art », 28/12/56, (Blue Note)


REGINALD VEAL (1963-) :
A comme maîtres : Chambers, Mingus et Blanton. Met en avant les notions de swing (en cela, se démarque de l’école Lafaro), et de toute la tradition rythmique de la contrebasse, conçue comme une ancre, qui se doit avant tout d’assurer le tempo. Inventivité rythmique donc, sens dramatique, belle attaque. Impressionnant.
Marcus ROBERTS, « Gershwin for lovers », 94, (Columbia)
Wynton MARSALIS, « Live at the Village Vanguard », 91, (Columbia)
Jeff Tain WATTS, « Citizen Tain », 98, (Columbia)


LEROY VINNEGAR (1928-) :
Le concept de la « walking bass » fait homme : métronome vivant aussi bien en accompagnement qu’en solo, c’est le modèle du genre. Main droite puissante, marquage des quatre temps de la mesure, en force, mais légèrement en avance du temps ce qui amplifie subtilement et irrésistiblement l’effet de propulsion. Sonorité ample et volumineuse, pulsation toujours souple et continue.
Sonny ROLLINS, «And the Contemporary Leaders », 20/10/58, (Contemporary)
Serge CHALOFF, « Blue Serge », 14/03/56, (Blue Note)


TOMMY WILLIAMS ( ?- ?)
Moins connu, a joué avec Antonio Carlos Jobim et accompagné Getz dans sa période bossa. Bassiste régulier du Art Farmer-Benny Golson Jazztet dans les années 60. Approche plus mélodique qu’harmonique, plus horizontale que verticale, comme Pettiford et Brown. Gros son, bien rond et remarquablement stable, bien régulier.
Benny GOLSON, « Free », 13/12/60, (Chess Records)
J.J. JONHSON / Kai WINDING, « The great Kai & J.J », 11/60, (Impulse)
Art FARMER and Benny GOLSON, « The Jazztet : Blues on down », 09/60, (Chess)



Voilà, liste non exhaustive, et subjective : les désaccords seront toujours les bienvenus, les apports complémentaires aussi (il ya des oublis majeurs, et dans les noms et dans les disques cités, je m'en rends bien compte)

En espérant que ce petit guide ne sera pas tout à fait inutile Very Happy
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MessageSujet: Re: bassistes suite   Sam 10 Déc - 17:13

et bé beau boulot dis donc, de quoi decouvrir encore plein de choses...tu parles d'oublis, a mon sens il y en a un majeur : Dave Holland, mais surement plein d'autres au reférence de chacuns; en tout cas c'est du bon travail.

Bon maintenant que t'as commencé, on attend les dossier batteurs, pianistes, sax tenor, sax alto, guitaristes........ Mr.Red
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MessageSujet: Re: bassistes suite   Sam 10 Déc - 17:23

LeFred a écrit:
et bé beau boulot dis donc, de quoi decouvrir encore plein de choses...tu parles d'oublis, a mon sens il y en a un majeur : Dave Holland, mais surement plein d'autres au reférence de chacuns; en tout cas c'est du bon travail.

Bon maintenant que t'as commencé, on attend les dossier batteurs, pianistes, sax tenor, sax alto, guitaristes........ Mr.Red


Oui oui, plein d'oublis : Holland bien sûr, et NHOP surtout, Sam Jones le bassiste de Cannonball Adderley, et les plus jeunes, les européens, les français, et les électriques au hasard Marcus Miller (Marcus, salut, si tu m'écoutes...) mais bon à vous de jouer.

Je suis partant pour un dossier sur les altistes, un peu plus tard...

Bon, je suis à la bourre pour mes courses de Noël santa

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MessageSujet: Re: bassistes suite   Lun 12 Déc - 22:41

chetbaker a écrit:
Je ne connais pas tous les bassistes cités par notre ami Kalidas - étant plus éclectique dans mes écoutes - mais Ron Carter est un facteur essentiel dans le choix de l'achat de mes disques.


Salut Chet,

tous les bassistes cités SONT le jazz, qui reste le sujet de ce forum sauf erreur de ma part, et représentent toute la diversité de cette musique qui s'étend sur plus de 80 ans (quel autre courant musical peut aligner une plus riche longévité au 20è siècle ?? Lequel ?)

j'aurais pu être plus éclectique et partir de la naissance du jazz (quand la contrebasse n'existait pas, mais le tuba) et finir à décembre 2005, mais bon, j'essaierai de faire mieux la prochaine fois.

Cela étant, je me sens bien seul sur cette nouvelle rubrique :à part LeFred et toi, pas d'autres feedback, sur la centaine d'inscrits? Thumb down
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MessageSujet: Re: bassistes suite   Mar 13 Déc - 10:09

Kalidas a écrit:

Cela étant, je me sens bien seul sur cette nouvelle rubrique :à part LeFred et toi, pas d'autres feedback, sur la centaine d'inscrits? Thumb down


Ben faut etre patients et perseverer dans les posts, c'est vrai beauccoup d'inscrits mais peu de participants, mais ça commence a venir, donc continuons...



A propos qui quoi comment quand est viendue la contrebasse dans le jazz, elle existait déja dans le classique ?
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MessageSujet: Re: bassistes suite   Mar 13 Déc - 10:15

http://fr.wikipedia.org/wiki/Contrebasse#Contrebasse_et_jazz

De rien
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MessageSujet: Re: bassistes suite   Mar 13 Déc - 10:23

...y'a pas de quoi....


Je copie colle histoire de regrouper les infos dans un même dossier

Citation:
Contrebasse et jazz
La contrebasse est beaucoup utilisée dans le jazz. Dans les premiers jazz bands, la ligne de basse était jouée avec un tuba, ou occasionnellement un saxophone basse. Mais quand on s'est mis à jouer du jazz dans les dancings et les boîtes de nuit, la contrebasse a rapidement détroné ces instruments à vent. Comme la contrebasse n'est pas très sonore, les contrebassistes ont vite développé le slap (ou pizzicato) consistant à utiliser l'instrument en cordes pincées.

Bien que dans le jazz moderne on lui préfère la basse électrique, plus facile à jouer. Elle est surtout utilisée en pizzicato (en pinçant les cordes) plutôt qu'avec l'archet.

En jazz classique, des instrumentistes comme Ray Brown et Jimmy Blanton lui ont donné ses lettres de noblesses.

Le jazz moderne a vite adopté la guitare basse électrique, mais les adeptes de la grand-mère restent encore et des contrebassistes comme Stanley Clarke, Charlie Mingus ou Charlie Haden ont continué la tradition de la contrebasse dans le jazz rock et le free jazz.

Le rock a aussi ses adeptes de la contrebasse, comme Lee Rocker, contrebassiste des Stray Cats.

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MessageSujet: Re: bassistes suite   Mar 13 Déc - 20:40

J'en rajoute une couche :

Le pourquoi de son utilisation ? on doit sans doute en trouver la clé dans les études de musico-ethnologie et repartir en Afrique : les esclaves noirs ont sans doute voulu reconstituer la voix des tambours basses de leur culture originelle. Beaucoup de musiciens noirs, au 19è siècle, devaient jouer des polkas, des mazurkas et autres pièces occidentales pour le bon plaisir de leurs maîtres. Ils connaissaient plus ou moins la contrebasse « blanche », et son rôle (jouée à l’archet dans les grandes pièces classiques du répertoire), et ont vu quel parti ils pouvaient en tirer pour se rapprocher des voix basses des tambours ou des polyphonies vocales de leur passé perdu.


Qui ? Pops Foster (le futur contrebassiste d’Armstrong) en jouait dit-on déjà en 1902. Je crois qu’on peut remonter sans trop de risques à la fin du 19è siècle.

Comment ? Au départ, la contrebasse était jouée uniquement à l’archet. On dit que c’est en 1911, qu’un contrebassiste, ayant cassé son archet au beau milieu d’un morceau (du dixieland, sans doute), se mit à jouer pizzicato. Enfin, un pizzicato joué avec toute la main, comme le font encore certains contrebassistes de rock (les stray cats justement), plutôt percussif, bien sur les temps, en tirant à fond sur les cordes qui rebondissent sur le manche.

C’est Jimmy Blanton, qui révolutionne vraiment l’instrument, utilisant les doigts, dès la fin des années trente dans l’orchestre de Duke Ellington. C’est le père de la contrebasse moderne, celui qui l’a libérée du rôle de marquage systématique des 4 temps qui lui était dévolu pour la faire accéder à une véritable liberté mélodique. Tous les contrebassistes que nous aimons, les plus grands, descendent de Blanton. Sans lui, la contrebasse jazz aurait été toute autre. Tout du moins, on aurait perdu beaucoup de temps.

Le second génie de l’instrument, étant Scott LaFaro.

Blanton, mort à 24 ans, Scott LaFaro, à 25 ans : impossible après ça de jamais croire en Dieu !
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MessageSujet: Re: bassistes suite   Sam 4 Mar - 20:20

Citation:
RON CARTER (1937- encore au top) :
Extraordinaire technicien, superbe sonorité, a influencé toute une génération de bassistes. Spécialiste de la contrebasse piccolo. Petits trucs : joue avec une extension qui augmente la longueur de la corde basse ce qui lui permet d’atteindre trois notes graves de plus et préfère s’accorder à 439 pour obtenir une tonalité plus grave.
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Pourtant, si je me souviens bien, je n'avais relevé qu'un seul album de Carter sous son nom dans ta liste CD. T'es malade? scratch geek
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MessageSujet: Re: bassistes suite   Dim 5 Mar - 2:14

comprends pas bien ta question, sous son nom, j'ai le titre cité et "Where ?" un New Jazz de 61 et une palanquée d'albums, 150 environ, où il apparaît en sideman.
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MessageSujet: Re: bassistes suite   Dim 5 Mar - 17:07

Kalidas : Blanton, mort à 24 ans, Scott LaFaro, à 25 ans : impossible après ça de jamais croire en Dieu

Et Jaco Pastorius mort à 36 ans.
Mais je ne crois toujours pas en dieu Twisted Evil
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Kalidas
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MessageSujet: Re: bassistes suite   Dim 5 Mar - 17:37

jerenico 34 a écrit:
Kalidas : Blanton, mort à 24 ans, Scott LaFaro, à 25 ans : impossible après ça de jamais croire en Dieu

Et Jaco Pastorius mort à 36 ans.
Mais je ne crois toujours pas en dieu Twisted Evil


Oui, moi non plus et c'est bien ce que je disais : "jamais" employé au sens positif, qu'on peut remplacer par "un jour" Smile
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