Hier soir à la Grande Halle de La Villete.
20 h. Le quartet de Bunky Green.
Belle prestation, en douceur. Imagination et légèreté dans les solos du sax. Une rythmique au dessus de tout soupçon.
Un rappel et une fin sur une ballade écrite par Green et dédiée a sa femme.
Bunky Green sax alto
Eric Legnini piano
Mathias Allamane contrebasse
Frank Agulhon batterie
(Oui, je sais, ça fait un peu loin et j'avais pas pris la bonne optique, qui plus est. Vous êtes forcé de me faire confiance)
Deuxième partie avec le quartet d'Ornette Coleman.
D'emblée, autant annoncer la couleur: un des plus beaux concert de cette année, pour ce qui me concerne.
Pas vu Coleman sur scène, depuis facilement 20 ans (du temps de son Prime Time).
Appréhension et excitation.
Musique d'une grande évidence aujourd'hui. Musique jouissive, gorgée de joie et primesautière. Des compos égrenées comme des comptines d'enfants. L'énergie initiale de ce free, a présent mâture et maîtrisée donne une grande clarté aux lignes mélodiques des morceaux joués.
Quelques clins d'oeil a une ambiance presque funky (le rythm and blues du 21 siècle) et lors du rappel enthousiaste du public, une version a frissonner de "Lonely Woman".
Le public a envahi les devants de scéne et Ornette, comme un vulgaire Johnny, a serré les mains qui se tendaient et signer les Cds.
Tout cela dans une grande détente chaleureuse et un fort respect pour ce musicien.
Ornette Coleman sax alto, trompette, violon
Al Mac Dowell basse électrique
Tony Falanga Contrebasse
Denardo Coleman batterie
La reprise me parait souriante sous de tels augures.
Le fameux sax blanc.
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Le Jazz est un alcool et je suis en perpétuel état d'ébriété.