| | Keith Jarrett, la diva... | |
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Steven Le Graoully


Age : 22 Inscrit le : 04 Jan 2006 Messages : 1576 Localisation : Toulouse, France
| |  | | Kalidas Jazzayatollah


Age : 49 Inscrit le : 28 Nov 2005 Messages : 2712 Localisation : Paris
| Sujet: Re: Keith Jarrett, la diva... Ven 4 Aoû - 17:23 | |
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C'est du Loupien, bien désagréable et amateur de free, comme je les aime _________________ "Le jazz ? une musique de jeunes qui veulent rester vieux" Bernard Lubat |
|  | | Steven Le Graoully


Age : 22 Inscrit le : 04 Jan 2006 Messages : 1576 Localisation : Toulouse, France
| Sujet: Re: Keith Jarrett, la diva... Ven 4 Aoû - 17:29 | |
| | C'est clair, Loupien s'est lâché... ce n'est pas quelqu'un que j'apprécie, et je doute que son regard soit neutre sur les excentricités de Jarrett, mais un tel comportement me fait bien marrer et en même temps me révolte... |
|  | | vévé Actif


Inscrit le : 01 Nov 2005 Messages : 45
| Sujet: Re: Keith Jarrett, la diva... Ven 4 Aoû - 18:23 | |
| Loupien a pas tord de s'énerver un peu. Si ce qu'il dit est vrai, il doit le dire pour que le public soit au courant.
C'est pas normal, qui que l'on soit, une star ou un bénévole, de poser ses exigences comme ça. Je suis bénévole dans un petit festival (2000 personnes dans une soirée) et je me rends bien compte que le bouleau des bénévoles n'est nullement inutile.
Apres, c'est clair que sur la critique musicale, en tant que telle, Loupien est beaucoup moins bon. Il est méchant et c'est gratuit.
N'empèche que avertir sur ces travers des artistes n'est pas sans intéret. |
|  | | Invité Invité
| Sujet: Re: Keith Jarrett, la diva... Ven 4 Aoû - 18:53 | |
| Oui bon, faut rester zen les enfants, c'est juste un article de Libé et tout le monde sait tout le bien que je pense de ce canard à la noix
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|  | | vévé Actif


Inscrit le : 01 Nov 2005 Messages : 45
| Sujet: Re: Keith Jarrett, la diva... Ven 4 Aoû - 19:21 | |
| | chetbaker a écrit: | | c'est juste un article de Libé |
...dans l'esprit de Libé  |
|  | | Kalidas Jazzayatollah


Age : 49 Inscrit le : 28 Nov 2005 Messages : 2712 Localisation : Paris
| Sujet: Re: Keith Jarrett, la diva... Ven 4 Aoû - 20:01 | |
| Oui, je préfère de loin lire le Parisien ou Midi-Libre, (pour ce dernier : gros titre sur les 2 ânes écrasés par un Ter), beaucoup plus sérieux, sans conteste, que ce torchon de Libé...
attention, je déconne
Loupien, c'est Loupien, changera pas : le problème de son article c'est qu'il ne dit pas un mot sur ce que Jarrett a joué et comment il l'a joué. Jarrett, une diva ? on le savait. Moi je le trouve gentil Loupien.... _________________ "Le jazz ? une musique de jeunes qui veulent rester vieux" Bernard Lubat
Dernière édition par le Mar 8 Aoû - 18:22, édité 1 fois |
|  | | tad Ron Carter


Inscrit le : 14 Fév 2006 Messages : 69 Localisation : METZ
| Sujet: Re: Keith Jarrett, la diva... Sam 5 Aoû - 10:15 | |
| Daccord avec Kalidas faire un article sur un concert sans parler de musique ou presque, il s'est pas foulé sur ce coup là. Et ou va t'il chercher que Jarret fait une musique mécanique, dénuée de générosité ?, il melange tout là. |
|  | | Kalidas Jazzayatollah


Age : 49 Inscrit le : 28 Nov 2005 Messages : 2712 Localisation : Paris
| Sujet: Re: Keith Jarrett, la diva... Sam 5 Aoû - 11:48 | |
| Attendons le retour de Gromit qui est à Marciac : nous aurons un avis de première main _________________ "Le jazz ? une musique de jeunes qui veulent rester vieux" Bernard Lubat |
|  | | Steven Le Graoully


Age : 22 Inscrit le : 04 Jan 2006 Messages : 1576 Localisation : Toulouse, France
| Sujet: Re: Keith Jarrett, la diva... Sam 5 Aoû - 12:19 | |
| Pour contrebalancer, un article de Francis Marmande dans Le Monde daté du 30 juillet (concert des Nuits de Fourvière)
| Citation: | Keith Jarrett Trio, en connivence de Francis Marmande LYON ENVOYÉ SPÉCIAL (!!!)
Les Nuits de Fourvière : un théâtre antique ; 3 200 places à ciel ouvert ; quarante et une soirées pour trente et un spectacles différents ; un budget de 6 millions d'euros, répartis entre le conseil général du Rhône (60 %), et la billetterie (40 %) ; un programme généraliste ouvert par une création de Bartabas et Keith Jarrett en trio.
Ne revenons pas sur l'absurde bruit malveillant qui colle à la peau du pianiste : Keith Jarrett serait capricieux, exigeant, "caractériel". On ne peut rien contre une rumeur, cette poisse. Puisqu'il semble qu'elle donne du plaisir. Keith Jarrett est pétri d'humour, de culture, de connaissances scientifiques, un tissu de passions, l'amour de la lecture, plus un buisson d'histoires de musiciens à pleurer de rire. Ceci explique cela.
Ayant, en 2005, trouvé le lieu à son goût et le public à sa mesure, il a demandé à revenir. Le 28 juillet 2006, il pleut. Keith Jarrett ne fait pas la pluie et le beau temps. Il joue sous la pluie. Il joue pendant deux heures et vingt minutes. Il donne deux rappels. Durant tout le concert, les trois musiciens échangent regards et sourires, quand la musique vient, quand la pluie redouble. Pas un des 3 200 spectateurs n'a bougé. Pourquoi ? Le grand art.
Déjà vers 6 heures, sous un reste de soleil diffus, la "balance" : moment parfait de plaisir musical, d'entente. Cependant, sans pression, ingénieurs et techniciens (belle équipe) procèdent à leurs réglages. Sur scène, Keith Jarrett, Gary Peacock (contrebasse) et Jack DeJohnette (batterie) ne "répètent" pas, ils s'amusent. Ils mettent au point It's Never the Same, qu'ils vont jouer en tête de seconde partie. Ce que, pour l'instant, ils ne savent pas. L'ordre se décide par fantaisie ou par dessein secret.
Keith Jarrett insiste toujours sur la nature circulaire du trio. La musique plaide d'elle-même. Tous trois pourvus d'un curriculum vitæ qui résume quarante-cinq ans de l'histoire contemporaine du jazz, ils se donnent rendez-vous, depuis 1983, moins de dix fois par an dont la moitié l'été, en Europe. Programme : le répertoire des standards, ce qui, en 1983, apparut comme une incongruité. Chaque concert sonne différent, dans son ordre, ses morceaux, son esprit, le goût débridé de l'improvisation et, selon l'instant, la plus ou moins grande réussite. Parfois, la magie.
DU COUP, LA PLUIE CESSE
Ouverture : Gary Peacock saisit sa nouvelle basse, une trois-quarts allemande au son chaud de grande précision. Il ôte son bracelet-montre et tourne sa boucle de ceinture vers la droite pour qu'elle n'en vienne pas griffer les épaules. Tour de chauffe, To-Night (la chanson de West Side Story, avec accélérations et quatre-quatre pour se mettre en doigts. Dès le deuxième morceau, une version lumineuse, discrète, de Django (John Lewis), l'affaire est entendue. On va vers le grand concert. La pluie redouble.
Les intuitions se confirment avec une ballade lente, Coral. Chacun, ici ou là, sourit aux anges. Les anges en l'occurrence sont les deux autres. Pas de pianiste accompagné par des subalternes : il s'agit d'un exercice de méditation liée, de ce qui se passe entre eux, entre la musique, de triple entente. Le So Tender qui suit en apporte la preuve radicale. Ils rencontrent à la fin ce moment de jubilation collective. Cela leur arrive cinq ou six fois par grand concert. L'amphithéâtre est noyé.
La seconde partie distribue un festival de chorus inspirés, de valses légères, de comptines, jusqu'à un Straight No Chaser (Monk) délibérément "free" après exposition nette. Parfois Gary Peacock joue au fond du temps, parfois, il se promène en contrepoint. Précision et goût exact de DeJohnette, pas seulement dans les solos.
Au premier rappel, le Someday my Prince Will Come qu'ils affectionnent. Pour finir, un dernier thème de Monk. En coulisse, ils rient encore de ne pas pouvoir retrouver tous les titres. Dans l'amphi, ovation sur ovation. Du coup, normal, la pluie cesse. Elle n'a plus rien à faire là. Ils ne se déplacent pas pour donner un concert : ils viennent vérifier l'état du monde et celui de leur connivence. Ce soir, ils savent. Excellent présage pour Marciac, leur prochain rendez-vous (31 juillet).
Jack DeJohnette (batterie), Keith Jarrett (piano), Gary Peacock (contrebasse) aux Nuits de Fourvière, le 28 juillet. |
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|  | | Invité Invité
| Sujet: Re: Keith Jarrett, la diva... Sam 5 Aoû - 16:08 | |
| Ce Loupien est un nul ! J'ai vu Keith Jarrett en 2005 à La Haye et c'était le clou du Festival.
Ce mec l'insulte carrément dans son article, mais à mon avis, il est en service commandé : ça sent le règlement de compte(s). C'est mesquin !
Quand on fait venir un artiste de ce niveau, l'argent ne doit pas être un problème, ni le reste d'ailleurs, sinon on est prié de s'abstenir. |
|  | | Invité Invité
| Sujet: Re: Keith Jarrett, la diva... Lun 7 Aoû - 15:57 | |
| | Kalidas a écrit: | | Attendons le retour de Gromit qui est à Marciac : nous aurons un avis de première main |
Bonche alors, Gromit, on attend tes commentaires  |
|  | | Steven Le Graoully


Age : 22 Inscrit le : 04 Jan 2006 Messages : 1576 Localisation : Toulouse, France
| Sujet: Re: Keith Jarrett, la diva... Mar 8 Aoû - 0:22 | |
| | chetbaker a écrit: | | Kalidas a écrit: | | Attendons le retour de Gromit qui est à Marciac : nous aurons un avis de première main |
Bonche alors, Gromit, on attend tes commentaires  |
Dom's aussi est bénévole à Marciac... |
|  | | Gromit Jazzitude for ever !!!


Age : 61 Inscrit le : 05 Jan 2006 Messages : 867 Localisation : Banlieue Sud
| Sujet: Re: Keith Jarrett, la diva... Mar 8 Aoû - 16:39 | |
| De retour de Marciac, après une (trop) courte semaine.
Très bon concert de Jarrett, même si j'ai ressenti un léger déficit émotionnel sur la totalité de la prestation.
Ce trio fonctionne maintenant depuis plus de dix ans, et une véritable osmose existe entre ces trois musiciens exceptionnels. Plaisir de jouer ensembles qui transparait dans leurs comportements sur scènes, leurs regards échangés et les sourires qui viennent se plaquer sur leurs visages. Une première partie très équilibrée, entre standarts et ballades, même si Gary Peacock a quelques difficultés a accorder sa contrebasse, et une deuxième plus aventureuse ou DeJohnette fait merveille de sa frappe séche et précise. Toujours ce même flux mélodique foisonnant d'idées pour Jarrett ou la virtuosité qui parfois affleure pendant la compo, sait rapidement se faire oublier au bénéfice du plaisir d'écoute de celui qui est dans la salle.
Suis resté qu'au premier rappel, car les rappels successifs et systématiques, aussi justifiés soient ils, me gonflent rapidement. Ce besoin de surconsommation de la majorité des publics m'horripile. Bien souvent, un concert a son propre équilibre, voulu par le musicien et lui demander de rejouer, au delà, casse cette plénitude.
Quand a Loupien, que dire de plus, si ce n'est que ce triste sire règle ses comptes personnels, dont tout le monde se fout et que dans ses "chroniques" il ne parle en fait que de lui (problème d'égo) et qu'il tuerait père et mère pour faire un bon jeu de mot, un mot d'esprit ou une vacherie bien blessante qui sera repris partout. Mais de musique, point.
Cela étant, les demandes de Jarrett, même si elles peuvent se comprendre, pour sa concentration sur scène et pour la serénité du concert (pas de caméra, donc pas d'écran géant, pas de buvettes ouvertes pendant les sets, et par cette chaleur...) elles commencent a bien faire. Il faudra un jour, qu'un organisateur dise non.
Cela étant, et pour finir ce trop long post, Brad Meldhau a donné deux jours plus tard, un concert solo, sans aucune demande particulière et le concert (superbe, mais sombre) s'est passé dans un calme et silence attentif remarquable.
Je reviens plus tard, pour les quelques autres concerts auxquels j'ai assisté, le off également qui est souvent passionnant par les groupes peu connus qui y passent et pour l'ambiance... _________________ Le Jazz est un alcool et je suis en perpétuel état d'ébriété. |
|  | | Invité Invité
| Sujet: Re: Keith Jarrett, la diva... Mer 9 Aoû - 18:56 | |
| Ben merci pour ces commentaires  |
|  | | | Keith Jarrett, la diva... | |
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