Andrew Hill au New Morning

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Andrew Hill au New Morning

Message  Kalidas le Sam 8 Avr 2006 - 23:36

Je reviens de ce concert : hé bien figurez-vous que j'ai été surpris !! et pas qu'un peu !

(le public et Chet : "Noooon, pas possible ?")

ça a failli mal commencer, j'étais debout au bar, comme d'habitude au New Morning, et v'la t-y pas que deux clampins à ma droite se mette à discutailler de je ne sais quoi, en tout cas de quelque chose à leur avis de beaucoup plus intéressant que ce qui se passait sur scène, ce qui n'a pas été du tout, mais alors pas du tout, le mien. Surtout pendant le premier chorus d'Andrew Hill.

[i]Vous me connaissez, j'y suis allé avec tact, tout en délicatesse et leur ai demandé courtoisement de fermer leur gueule[/i]. Et moi, une sale gueule, je devais en avoir une terrible, car ils ont pas demandé leur reste et se sont tirés. L'un des deux a même laissé sa Leffe sur le comptoir. Que je n'ai pas bue, non Chet !

Le ménage ayant été fait, j'ai pu savourer ce concert qui m'a passionné. Un rinçage de toutes mes petites habitudes, elles sont pourtant grandes, une impression d'inouï, aux deux sens du mot, des compos originales d'Hill, des lignes à la fois libres et solidaires de chacun d'où cette sensation bizarre, de rigueur débridée ou de liberté structurée, comme on veut.

Un [b]Charles Tolliver (tp)[/b] bien dedans, son de trompette assez saturé et plein, rond, chaud, un [b]Greg Tardy (ts, cl)[/b], sonorité et style évoquant un Joe Henderson mâtiné de Sam Rivers, impressionnant à la clarinette, (en passant, très bon esprit que d'utiliser cet instrument devenu trop rare aujourd'hui) une personnalité bien affirmée [u]et[/u] au discours très fin (à surveiller de près, cet oiseau !), un [b]John Hebert (b)[/b], inconnu pour moi, au son ample, profond, véloce le bougre, et [b]Eric McPherson (dr)[/b], alors lui surprenant, jeu doux mais très présent, une espèce d'énergie discrète, je sais pas comment dire (kit de batterie très simple, deux cymbales), hyper mélodique, nous a gratifié d'un solo sur les peaux uniquement, très intelligemment construit qui a soulevé la salle (évidemment). Un batteur comme je les aime, pas un bourrin qui en met plein la vue. Très jeune, comme Tardy.

[b]Andrew Hill[/b], ne joue pratiquement pas de ligne, distribue des accords qui respirent, un travail d'alliances sonores d'une légèreté absolue, un peu comme un Monk plus cristallin mais pas du tout ancré dans le blues, jouant sur les hésitations de sons, les résonnances (utilisant énormémént la pédale de résonnance du piano sur des chorus entiers).

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