Collins, Dick : Horn of plenty

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Collins, Dick : Horn of plenty

Message  Kalidas le Dim 6 Aoû 2006 - 14:20

[center][img]http://img396.imageshack.us/img396/486/collinscr8.jpg[/img][/center]

[center]COLLINS, Dick :

Inconnu au bataillon du Dictionnaire du Jazz, Richard Collins (1924 - ????), est un solide trompettiste de la West Coast, qui a joué avec Charlie Mariano, Nat Pierce, Cal Tjader, dans les big bands de Les Brown et de Woody Herman, pas mal tourné avec Paul Desmond et croisé le fer avec tout ce qui se faisait de mieux sous le ciel béni de la Californie des années 50.

N’a sorti que deux albums sous son nom. Celui-ci, son premier, a été enregistré lors d’une tournée à New York, mais il s’agit bien d’une perle West Coast.

Le superbe velouté des saxes, en formule concerto derrière Collins, sur un « Angel eyes », merveille d’équilibre et de souplesse qui se confirme tout au long des plages, le travail d’harmonisation, (particulièrement brillant sur « What a little moonlight can do ? »), des lignes de saxes étant un régal permanent (Nat Pierce et Al Cohn se partagent les arrangements).

En fait, ce disque est un parfait exemple de ce que devrait être une section d’anches quant à la maîtrise des volumes, des nuances, et de l’homogénéité des timbres. Et en réalité, les 5 lascars, « The Runaway Herd », sont depuis longtemps rompus à toutes les ficelles du métier (ils sont les avatars, à part deux d’entre eux, des fameux Four Brothers du big band de Woody Herman) et annoncent, dans l’esprit, ce que sera le groupe Supersax ( par exemple « Supersax play Bird »).

Les interventions de Collins, trompette à la chaleureuse sonorité aux fragrances de sous-bois, sa prédilection pour le registre médium et grave du cuivre, sont de beaux déroulés sur tapis de soie, au lyrisme sobre, et « bien tempéré », -oui, c’est possible : Chet Baker-, et découlent de choix de solutions harmoniques à l’évidente logique, très naturelles, (la note juste au juste moment) et d’un phrasé relax mais, attention, sans mollesse aucune, les notes toujours superbement posées (j’oserais presque penser, chez Collins, à un croisement Armstrong-Baker). C’est aussi cela, la marque West Coast, ce don de jouer dans le raffiné toujours sans avoir l’air d’y toucher.


I’d know you anywhere
Angel eyes
Tricky Dick
Stairway to the stars
Very shifty
Just as you are
What a little moonlight can do
My one and only love
No soap !
The long night
Why was I born
Please don’t talk about me when I’m gone

Dick Collins (tp)
Dick Hafer, Al Cohn (ts)
Bill Perkins (fl, ts)
Med Flory (as)
Jack Nimitz (bs)
Nat Pierce (p)
Red Kelly (b)
Chuck Flores (dr)

NYC, May 1954

CD RCA

[/center]

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