Je n'ai quasiment rien trouvé sur ce pianiste, si ce n'est qu'il a accompagné le Bird à Montréal en février 53, très énervé par le retard de Parker en quête de dope et il y avait vraiment de quoi puisque Sinatra, en 53 pas un mec facile, devait enchaîner à la fin de leur set prévue disons à 17 h et qu'à 16h le Bird n'était toujours pas là.
Williams, excédé, attaque Ornithology sur un tempo d'enfer et la rythmique se raccroche tant bien que mal, tandis que le Bird, lui, survole tout ce binz avec une vexante facilité....le chorus de Williams qu'on entend un peu dans le fond est d'une forme ramassée, style costaud, sans hésitation, péremptoire....nullement impressionné par le Bird. Etonnant !! D'où sort ce pianiste ?!!
Je suis tombé sur ce qui semble être le seul disque de Valdo Williams, ce Savoy de 66, avec Reggie Johnson à la grand-mère et Stewart Martin (dr) : je conseille vraiment à tous les amoureux du piano et avide de découvrir un son très personnel de découvrir ce disque...un ovni ....du bop tendance free (Taylorpullenien). Superbe découverte !!
Jamais entendu parler de Stewart Martin mais je peux vous assurer que c'est un passionnant batteur, un batteur-musicienl...c'est quand même incroyablement injuste que des créateurs de cette trempe soient complètement tombés dans l'oubli...
Le Bird's eyes de Philology d'où est extrait l'Ornithology de 53 (je n'arrive plus à retrouver mon Cahrlie Parker at Montreal 53 de chez Uptown !!Grrr...) :
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"Le jazz ? une musique de jeunes qui veulent rester vieux" Bernard Lubat