Le jazz, ou son bla-bla ?

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Le jazz, ou son bla-bla ?

Message  Patlotch le Ven 23 Aoû 2013 - 20:51

[center]LA CRITIQUE DE JAZZ (GENRES, RÉGIMES D’ÉCRITURE, MÉDIUMS, FIGURES)  
APPEL À CONTRIBUTION
Date limite : 1 octobre 2013
Source et contacts :  timothee.picard@gmail.com ; yannick.seite@univ-paris-diderot.fr

Université Paris 7
6-7 février 2014[/center]

« [i]À l’heure du développement exponentiel, et ce à l’échelle mondiale, des études qui lui sont consacrées[1], alors qu’il devient l’objet d’analyses universitaires tous azimuts, il est légitime d’amorcer le retournement méta-discursif par lequel les mots que le jazz a suscités deviennent à leur tour objet d’examen. Car le jazz est aussi un événement de discours. À peine né, il a engendré des propos sans nombre et a favorisé l’émergence de formes critiques inédites.

Un exemple. Soit ce que la tradition a appelé le « Dvorak’s statement », la déclaration par laquelle le compositeur bohémien, alors directeur du Conservatoire de New York, assurait que tous les ingrédients nécessaires à l’invention d’une tradition musicale proprement américaine se trouvaient réunis au plus haut degré dans ce qu’il appelait les « negro melodies ». Parue en 1893 dans le New York Herald, elle se répand comme une traînée de poudre des deux côtés de l’Atlantique. La presse d’une communauté noire fraîchement sortie de la guerre de sécession et qui depuis longtemps valorise, au nom de la fierté de race, toutes les manifestations musicales du génie noir, depuis les tournées mondiales des groupes vocaux de negro spirituals jusqu’aux très ambigus Minstrels shows, exulte et lui donne le plus large écho. La presse blanche quant à elle, tout en la publiant, y répond par un genre : celui de l’enquête. C’est ainsi que le Boston Herald sollicite la réaction d’une dizaine de compositeurs du Massachussetts ; ainsi que le Paris Herald, ancêtre du International Herald Tribune, publie de son côté les réactions de Joseph Joachim, Anton Rubinstein, Bruckner, etc.

Le phénomène se répète 25 ans plus tard lors de l’émergence du jazz à proprement parler : en France comme aux États-Unis, la réaction discursive à ce phénomène musical nouveau prend d’abord l’allure de l’enquête... » [/i][[url=http://www.fabula.org/actualites/la-critique-de-jazzgenres-regimes-d-ecriture-mediums-figures_58217.php]suite[/url]]

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Re: Le jazz, ou son bla-bla ?

Message  Patlotch le Jeu 26 Sep 2013 - 0:56

Ayant relayé cette information, je ne pourrai cacher très longtemps avoir pris contact, la semaine dernière, avec les initiateurs de cette initiative. Pour m'en réjouir, et modestement signaler mes critiques à la critique de jazz dans mes écrits d'il y a dix ans, et mes interventions ici. Un contact au demeurant des plus sympathiques et prometteurs.

Si l'idée me prenait d'intervenir dans un "colloque" universitaire pour la cause (la causerie ?) du jazz, je centrerai ma parlerie sur cette question :[b] Le jazz, ou le bla-bla sur le jazz ?[/b]

Depuis presque 50 ans que j'en écoute et que j'y trouve mon compte, je ne me suis jamais considéré autrement qu'un amateur. Et quand je me suis autorisé d'en écrire, j'ai mis la parole des musiciens au centre de mon propos. Le titre complet de mon 'livre' est :
[center]Jazz et problèmes des hommes
l’éthique du jazz,
par ses protagonistes, mêmes
(et petite philosophie politique)

les musicien(ne)s nous parlent
(300 jazz(woo)men, 600 citations)[/center]

Aujourd'hui, sur ce forum, je privilégie, quitte à la commenter, la musique. Je n'affirme rien sans apporter, sinon des preuves, la matière qui m'a inspiré mes affirmations, dont chacun peut juger en quelques clics, sans se ruiner à la Fnoire ou chez Lamazone.

Autrement dit, le jazz commence par être musique pour y retourner, et le reste est littérature... comme les bananes.

On peut prendre le reste au sérieux, à condition de ne pas [i]se[/i] prendre au sérieux, car le reste n'est qu'un reste, quand reste encore le jazz.

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