L’autre soir nous avons travaillé les thèmes de Wayne Shorter, mon ami trompettiste et moi, à l’aide du (bon) cahier Aebersold. Bien.
Au passage je confirme bien que la sensation d’étrangeté de l’écriture de Shorter se ressent pafaitement sous les doigts de l’instrumentiste : mes doigts sont amenés à enchaîner des mouvements tout à fait inusités qu’ils n’ont pas intégrés naturellement dans leur registre mémoriel habituel. L’effet de surprise est permanent. La main a une mémoire, mais là avec Shorter, faut pas trop y compter.
Bref, en fait je voulais en venir à un petit détail qui a le don de m’énerver : sur Fee-fi-fo-fum, à la 11 è mesure, on tombe sur un La grave … (oui sur les altos on descend au si bémol pas plus…à moins de balancer le pavillon sur son genou pour gagner -- presque -- un demi-ton au risque de se casser la gueule, je vois pas comment faire).
J’ai tendance à le négocier en répétant la note précédente sans trop l’accentuer l’air de rien et généralement ça passe
et vous…enfin, les altistes….. ??
Tiens là passe Infant Eyes de Wayne Shorter, c’est de toute beauté…
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"Le jazz ? une musique de jeunes qui veulent rester vieux" Bernard Lubat